UNE COLONNE DE GLACE PURE À L'INTÉRIEUR DE LA GLACIÈRE

ascenciones a picos del parque nacional
Avatar de Usuario
eduardosanchez
rango II
rango II
Mensajes: 398
Registrado: 20.11.2007 - 07:46
Ubicación: Zaragoza
Contactar:

UNE COLONNE DE GLACE PURE À L'INTÉRIEUR DE LA GLACIÈRE

Mensaje por eduardosanchez » 11.09.2020 - 19:21

Hola a todos:


…28 juillet 1926…

…A 120 mètres de profondeur, un vent plus froid et plus violent nous accueille et nous percevons plus distinctement un cliquetis et des bruits cristallins, produits par la chute de nombreuses aiguilles de glace qui se détachent constamment des voûtes.

Nous faisons une courte halte au pied d'une splendide colonne translucide qui joint le plancher à la voûte.

Ici, la galerie se rétrécit brusquement, sa surface vitreuse se hérisse de gros blocs rocheux que la glace enrobe et la marche dans ce chaos de roches verglassées n'est pas la moindre difficulté de la caverne.

Après des détours, des montées et des descentes fertiles en chutes et glissades, nous sommes arrêtés net par un dangereux gouffre entièrement tapissé de glace, qui paraît occuper toute la largueur de la galerie où nous progressons.

Des glaçons projetés dans ce puits nous renseignent mal, car ils se pulvérisent dans leur chute et la faible lueur de la bougie ne nous est d'aucun secours.

Les voûtes mêmes sont en partie indiscernables, mais un clocher de glace nous frappe par ses dimensions colossales, il s'érige des profondeurs de l'abîme et se perd dans l'obscurité des voûtes. Nous croyons notre première reconnaissance terminée, mais en cherchant bien, un étroit passage semble permettre de contourner l'obstacle.

Par mesure de prudence et pour s'assurer une retraite plus rapide, car la bougie diminue, je m'engage seul avec Martial dans cette faille, laissant les dames de l'expédition dans les ténèbres et condamnées à l'immobilité (à cause du voisinage dangereux du puits), malgré le froid et une onglée cruelle !

Le puits est dépassé, la glacière se poursuit toujours, mais nous atteignons une région tourmentée : la nappe de glace se relève et se présente subitement sous forme de cascade congelée ; elle tapisse un escarpement de la caverne, haut de huit à dix mètres et incliné à 60 degrés au sommet duquel on ne distingue qu'une lucarne noire et étroite.

L'escalade de cette muraille offre des difficultés singulièrement accrues par l'obscurité que le falot agité par le vent perce bien imparfaitement.

Pour aller plus loin, il faudrait s'engager en rampant dans une chatière, véritable laminoir creusé dans la glace épaisse et blanche comme de la porcelaine, mais un violent courant d'air, soufflant en trombe par cet orifice, éteint la bougie à chaque tentative. C'est donc à tâtons que je me faufile à plat ventre dans ce terrier pour phoque, tandis que mon frère restera, lui aussi, dans le noir, cramponné à son piolet au pied de la cascade.

L'étrange reptation dans mon tube et la sensation de congélation produite par le courant d'air glacial ne se prolongent heureusement pas et ce trousouffleur franchi, je rallume la bougie. La caverne s'étend toujours, étroite mais élevée. Je patauge à présent jusqu'à mi-jambe dans une bouillie glaciaire, entre deux murailles de marbre lisse (nous sommes au cœur du massif du Marboré, dont le nom vient de marbre) et j'atteins ainsi la base d'une deuxième cascade congelée, qui pend en rideau isole de toute paroi. L'obstacle, haut de plusieurs mètres, est infranchissable seul et, de plus, la retraite immédiate s'impose, car la bougie se consume rapidement dans le vent.

Le retour à la lumière du jour se déroule sans incident ; mais, insuffisamment vêtus pour cette exploration improvisée, nous sommes tous quatre transis…

Norbert Casteret
📖 —sic—

Extracto del relato original de la primera exploración hasta la segunda cascada de la Gruta Helada de Casteret, llevada a cabo por Esther, Elisabeth, Norbert y Martial Casteret.


IMAGEN

Imagen
Imagen inusual de la primera columna a contraluz. Al fondo, la joven Elisabeth Casteret sobre el glaciar subterráneo.


OBSERVACIONES

Publicado anteriormente en mi Blog Personal:
http://www.facebook.com/elmacizocalcareo

Espero que os guste y/o sirva de futura referencia.

Saludos.

EDUARDO SANCHEZ ABELLA


…la vía, a partir de aquí, toma dirección N y vuelve a ganar pendiente al atravesar el Paso Rushmore…
Monte Perdido - Vía de Las Escaleras - La Primera Normal
Publicado en el Anuario 1999-2000 de Montañeros de Aragón.

Responder

Volver a “monte perdido, brecha, goriz, tresmiles...”

¿Quién está conectado?

Usuarios navegando por este Foro: No hay usuarios registrados visitando el Foro y 4 invitados