CABANE DU MONT-PERDU, HAUTEUR PROBABLE 2,920 MÈTRES. [La altura es exacta]

ascenciones a picos del parque nacional
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eduardosanchez
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CABANE DU MONT-PERDU, HAUTEUR PROBABLE 2,920 MÈTRES. [La altura es exacta]

Mensaje por eduardosanchez » 18.01.2019 - 15:10

Hola a todos:

Texto íntegro (por ser de dominio público) publicado en octubre de 1877 por el Conde Russell en el "Journal des Étrangers" y que posteriormente pasó a formar parte, como capítulo, de la edición original de su obra "Souvenirs d'un Montagnard" en 1878.

En él nos relata sucintamente la concepción, financiación, construcción y posterior inauguración de la Cabaña de Monte Perdido como medio para coronar la cima del Coloso con mayor facilidad y comodidad en procedencia de la vertiente gala.


Des plaines brûlantes de Saragosse, on voit étinceler à l'horizon du nord-nord-est, trois grandes masses blanches. Ce sont le Mont-Perdu au centre (3,352 mètres), le Pic Ramond à droite (3,280 mètres) et le Cylindre à gauche (3,327 mètres). Ces trois cìmes, appelées en Espagne Las tres Ermanas [de culto], se voient rarement et mal des plaines de France. Elles sont en Aragon, et au sud-est du Cirque de Gavarnie.

Il y a déjà bien des années que je souhaitais platoniquement la construction, soit d'une cabane, soit d'un modeste abri aux environs du Mont-Perdu, et à une grande hauteur. Car l'ascension de cette montagne, aller et retour de Gavarnie, exigeait une journée de douze heures, ou bien une nuit glaciale passée sous les étoiles, dans des déserts de neige, presque sans limites. Il y avait de quoi refroidir le zèle le plus ardent : aussi la course du Mont-Perdu se fesait-elle rarement.

Enfin, l'année dernière, fermement résolu à réaliser mon rêve, j'ouvris une souscription pour subvenir aux frais de la cabane du Mont-Perdu. Le Club Alpin Français, la Société Ramond, la vallée de Barège, et cinq ou six de mes collègues du Club Alpin, ayant généreusement répondu à mon appel, et m'ayant même laissé carte blanche pour construire la cabane où et comment je l'entendrais, je me mis à l'œuvre au commencement de cet été, je fis plusieurs voyages aux environs du Mont-Perdu, le gravissant une sixième fois, et à la fin de juillet, j'avais choisi le site de la cabane, qui est aujourd'hui un fait accompli. En faire l'histoire serait trop long et peu intéressant : mais parmi les nombreux lecteurs du Journal des Étrangers, il s'en trouvera peut-être quelques-uns que l'ascension du Mont-Perdu, désormais mise à la portée de presque tout le monde, pourrait séduire l'année prochaine, et qui me sauront gré de leur donner quelques détails sur l'abri qu'on leur a préparé.

La cabane en question est de beaucoup le gîte le plus élevé des Pyrénées. J'en estime la hauteur à un peu plus de 2,900 mètres. Même dans les Alpes, il n'y en a pas beaucoup à une telle altitude.

Elle est située en Aragon, à l'ouest du Mont-Perdu (dont le sommet n'est qu'à une heure et demie), et au sud-sud-ouest [SO] du Cylindre.

Elle est à six bonnes heures de Gavarnie. Elle contiendrait à l'aise une trentaine de personnes. Son seul inconvénient sérieux (mais comment l'empêcher ?) c'est la distance d'un combustible quelconque. Toujours est-il qu'avec des murs de 80 centimètres d'épaisseur (dont on a « joint » les pierres avec 250 kilos de chaux du Theil), et une bonne porte en tôle, elle garantit assez de la température glaciale de ces régions, pour qu'on y puisse dormir, avec la certitude que ni la grêle ni le vent, ne sauraient y entrer. Etre à l'abri de ces deux choses au faîte des Pyrénées, n'est-ce pas un avantage inapréciable ?

Les avalanches n'y toucheront pas. Elle est nichée au pied d'une grande paroi calcaire, haute d'une centaine de mètres, et qui surplombe beaucoup au sud, en sorte que tout ce qui se précipite d'en haut (cailloux, cascades ou neige), décrit un arc de cercle et va tomber très en avant. La nuit, on croit qu'il pleut à verse : on sort découragé pour consulter l'état du ciel... et on le trouve sans nuages... Ce sont les cascatelles qui tombent du haut de la paroi jusque vers 3 heures du matin. Puis le bruit cesse : on n'entend rien. C'est la congélation qui a tout pétrifié. En juillet, au plus fort de l'été, il pendait le matin, le long de la falaise où la cabane est adossée, de longues aiguilles de glace, étincelant aux rayons de l'aurore, qui s'y décomposaient en mille couleurs ardentes.

Autour de la cabane, la neige est éternelle, et l'aspect est polaire. Mais au loin, du sud-ouest au sud-est, l'Aragon fume comme une fournaise. Même les malades devraient, au moins une fois, aller y voir un coucher de soleil. Ils oublieraient leurs maux, et les rhumatisés trouveraient des douches toutes prêtes.

A la fin de juillet, je pus cueillir devant la porte. (près d'une muraille de neige de 3 mètres d'épaisseur) ! de très jolies fleurs blanches (Hutchinsia Alpina). Mais en septembre, elles avaient disparu. Il y a beaucoup d'oiseaux (grimpereaux des roches), et les isards y font des réflexions..... On en tua un pendant la construction.

Le 10 septembre, j'inaugurai l'abri, avec treize amateurs ou guides, et Étienne Theil, l'entrepreneur. Puissé-je avoir atteint le but auquel nous visions tous, celui de populariser une des régions les plus neigeuses des Pyrénées ! Mais il serait ingrat à moi de ne pas remercier publiquement M. Zircher, ingénieur civil, et M. Guillemain, conducteur principal des ponts et chaussées, à Luz, de l'aide et des conseils aussi pratiques que bienveillants qu'ils m'ont donnés.

Voici maintenant la liste des souscriptions :
Club Alpin Français......................... 500 fr.
Section du sud-ouest...................... 200
Syndicat de Barèges........................ 200
Société Ramond.............................. 100
Général de Nansouty......................... 50
M. Packe........................................... 40
M. Wallon.......................................... 40
M. Lequeutre..................................... 20
Cte Henry Russell............................. 100
—————————————————————
Total............................................ 1,250 fr.
Dépenses..................................... 1,100
—————————————————————
Restent........................................... 150 fr.

Henry Russell

—sic— con [aclaraciones personales]


Hasta aquí, todo idílico y perfecto. Pero en breve apareció la condición humana en dos de sus más deplorables comportamientos, el vandalismo y la destrucción. No es de extrañar que nuestros vecinos tuvieran el concepto de que el españolito de a pie era un animal salvaje. Sí, sí, en la España de 1880; que nadie se llame a engaño, nada exclusivo de nuestra lamentable actualidad.

Un episodio tan vomitivo que prefiero no ahondar en él y remitir a los más curiosos a la lectura del fabuloso artículo "L'ABRI DU MONT PERDU, monument historique du pyrénéisme" publicado a principios de 1994 por Gérard Raynaud en el número 177 de la revista "Pyrénées" (trimestral número 1) y número 419 del "Bulletin Pyrénéen" que, además, incluye los planos del diseño original de Léonce Lourde-Rocheblave (posterior padre de Tuquerouye) y dos imágenes del estado de la cabaña en el año anterior a la publicación.


Adjunto, como no podría ser de otra forma, el célebre y excepcional dibujo (tomado del natural a mano alzada) de Albert Tissandier en el momento de alcanzar la cabaña el 31 de agosto de 1880. Así mismo, una imagen de situación cuya circunferencia blanca indica el emplazamiento de la misma (fácilmente identificable en la distancia gracias a dos grandes fisuras en forma de "X"; 120 metros por encima del límite superior de Faja Roya "La Rouye" y bajo la tapia SO del Cilindro de Marboré; tomada gentilmente por mi compañera Olga desde Faja Soledad, a las 11:58 del 23-10-18 durante la travesía del Collado de Millaris a la Faja de las Flores. :-O

Imagen
Cabaña de Monte Perdido. Situación y emplazamiento.


OBSERVACIONES

Publicado anteriormente en mi Blog Personal:
http://www.facebook.com/elmacizocalcareo

Espero que os guste y/o sirva de futura referencia tanto a los que no la conocen como a los que la revisiten.

Saludos.

EDUARDO SANCHEZ ABELLA
…la vía, a partir de aquí, toma dirección N y vuelve a ganar pendiente al atravesar el Paso Rushmore…
Monte Perdido - Vía de Las Escaleras - La Primera Normal
Publicado en el Anuario 1999-2000 de Montañeros de Aragón.

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